Le texte de la déclaration commune de Matignon est le suivant :
Ø Les communautés de Nouvelle-Calédonie ont trop souffert, dans leur
dignité collective, dans l’intégrité des personnes et des biens, de
plusieurs décennies d’incompréhension et de violence.
Ø Pour les uns, ce n’est que dans le cadre des institutions de la
République française que l’évolution vers une Nouvelle-Calédonie
harmonieuse pourra s’accomplir.
Ø Pour les autres, il n’est envisageable de sortir de cette situation que par
l’affirmation de la souveraineté et de l’indépendance.
Ø L’affrontement de ces deux convictions antagonistes a débouché
jusqu’à une date récente sur une situation voisine de la guerre civile.
Ø Aujourd’hui, les deux parties ont reconnu l’impérieuse nécessité de
contribuer à établir la paix civile pour créer les conditions dans
lesquelles les populations pourront choisir, librement et assurées de
leur avenir, la maîtrise de leur destin.
Ø C’est pourquoi elles ont donné leur accord à ce que l’Etat reprenne
pendant les douze prochains mois l’autorité administrative sur le
territoire.
Ø En conséquence, le Premier ministre présentera un projet dans ce sens
au Conseil des ministres du 29 juin 1988.
Ø Les délégations se sont, par ailleurs, engagées à présenter et à
requérir l’accord de leurs instances respectives sur les propositions du
Premier ministre concernant l’évolution future de la Nouvelle-Calédonie.
Ø Ce texte porte la signature du Premier ministre, M. Michel Rocard, de
sept délégués du R.P.C.R., MM. Jacques Lafleur, Maurice Nenou, Dick
Ukeiwé, Jean Lèques, Henri Wetta, Pierre Frogier, Pierre Brétégnier,
de quatre délégués du F.L.N.K.S., MM. Jean-Marie Tjibaou, Yeiwéné
Yeiwéné, Mme Caroline Machoro, M. Edmond Nékiriaï et du
représentant du L.K.S., M. Nidoish Naïsseline.
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